Mardi 17 février 2009 à 22:16

Vendredi :
 
La journée avait (très) bien commencé. J’ai eu comme d’habitude deux heures de CM le matin. A 12h30, j’ai rejoint Sara devant la Fac et on a mangé ensemble. A 13h30, le prof de TD Histoire de l’Europe nous annonce qu’il ne nous fera pas cours car il va manifester devant le rectorat. Résultat : tout le monde est sorti de la salle à 14h. Je rentre chez moi. Peu de temps après, ma mère arrive et me demande si j’ai envie que l’on aille au cinéma ce soir avec ma grand-mère. Je réponds « oui ». Nous décidons d’aller à l’UGC voir "Walkyrie". Et c’est à partir de là que les choses se corsent : "Walkyrie" est en VO. Ma mère me demande alors d’appeler quelqu’un pour regarder les horaires des autres films sur Internet. J’appelle Manon mais, deux minutes plus tard, ma mère me dit que ce n’est plus la peine car elle et ma grand-mère ont décidé d’aller voir "Le bal des actrices". Problème : ce film ne m’intéresse pas. Finalement, nous décidons d’aller voir "Ricky". A noter que, pendant tout ce temps, ma mère était (très) énervée : il y avait du monde à la caisse et on s’est rendues compte que l’UGC était le plus cher cinéma de Bordeaux. Là, elle commence à se défouler sur moi, comme si j’avais pu savoir que l’UGC était cher alors que je vais tout le temps au Mégarama. Enfin bref, on s’engueule et on attend 45 minutes que le film commence. Pendant cette période d’attente, ma mère et ma grand-mère décident d’aller voir "Le bal des actrices" (film dans la salle juste à côté et commençant à la même heure) et de me laisser voir "Ricky" toute seule. Je ne leur cache pas à quel point ça me fait chier mais bon… J’en viens à regretter de ne pas être resté tranquillement à la maison, regret qui ne s’atténuera pas avec le film : Alexandra Lamy joue une cruche de première ordre complètement à côté de la plaque avec sa fille de 8 ans, Sergio Lopez joue un connard, certains passages du film ne sont même pas expliqués…
 
Samedi :
 
Il était déjà prévu que je passe tout le week-end chez ma sœur mais, après réflexion, j’ai décidé d’y rester jusqu’à mardi. Ma mère a (évidemment) essayé de me convaincre de revenir dimanche ou lundi soir mais j’ai refusé. Raison : j’ai envie de me retrouver un peu seule et, surtout, j’en ai marre de jouer les "présences de remplacement" (partir quand Jean-Luc arrive et revenir quand il s’en va). J’ai envie de choisir moi-même quand est-ce que je rentre. Le programme de la matinée aurait dû être : poser mes affaires chez ma sœur, aller m’occuper d’une personne handicapée qui habite à une rue de chez ma mère, manger au Chiba. Or, en chemin, je me rends compte que j’ai oublié les clefs de l’appartement de ma sœur. Etant trop en retard pour retourner les chercher, je me dis que je n’aurai qu’à emprunter le double de ma grand-mère. Cependant, je téléphone à ma mère pour lui demander si je ne pourrais pas passer chercher les clefs avant d’aller manger. Elle me dit que ça ne sera pas possible car Jean-Luc et elle seront occupés. Tant pis. Une heure plus tard, elle me rappelle en me disant que, finalement, je peux aller chercher les clefs, qu’elle avait compris que je passerais dans l’après-midi et non vers 13h. Légèrement énervée, je lui réponds que je me suis déjà arrangée avec ma grand-mère et que ce n’est pas la peine de revenir sur une décision déjà prise. Juste après ce coup de fil, la personne handicapée me téléphone en me demandant d’arriver à 12h30 au lieu de 12h. OK… Ayant elle aussi les nerfs à fleur de peau, l’heure passée chez elle a été des plus joyeuses -.-" A 13h44, je sors de chez elle avec une seule idée en tête : manger. Sauf que, arrivée à la Victoire, je vois le Chiba fermé. N’ayant pas assez d’argent pour manger à McDonald’s, me voilà obligée de faire l’aller-retour pour aller chercher des sous chez ma sœur. Bien sûr, j’aurai aussi pu me faire la cuisine mais je n’en avais pas envie. Au final, et aussi après avoir affronté une foule pas possible à cause de la braderie (ainsi qu’un nombre incalculable de couples), je me prends un repas à McDonald’s à… 16h. A 16h35, je sors du McDonald’s direction la Fnac pour lire Les Contes de Beedle le Barde. Puis, je rentre, passant une soirée un peu plus tranquille que l’après-midi.

Samedi 7 février 2009 à 21:12

Depuis quelques jours, on nous parle du cas d’Eluana : une Italienne en état végétatif depuis 17 ans.  Son père a obtenu de la justice il y a presque trois mois (le 13 novembre pour être exacte) le droit de la laisser mourir. Seulement voilà, le gouvernement de Silvio Berlusconi et le Vatican s’y opposent, affirmant qu’Eluana est toujours en vie (« elle respire et son cœur bat » dixit une bonne-sœur) et que cesser de l’alimenter serait de la non-assistance à personne en danger. Un décret-loi interdisant l’euthanasie a d’ailleurs été adopté en urgence mais n’est pas encore entré en vigueur car, pour cela, il faut la signature du Président de la République qui, lui, est favorable à l’euthanasie. Cette affaire a bien évidemment divisé l'Italie en deux. Perso, je me situe du côté du père d’Eluana. « Pour moi, ma fille est morte il y a 17 ans. » a-t-il dit. Je pense qu’il a parfaitement raison car, même si son cœur bat, elle n’est pas "vivante" à proprement parler (être dans un état végétatif, je n’appelle pas ça "vivre"), et je ne comprends pas comment certains peuvent être couillons au point de préférer laisser vivre une jeune femme qui ne bougera probablement jamais de son lit d’hôpital plutôt que de la laisser partir en paix ! J’applaudis d’ailleurs bien fort les médecins qui ont fait preuve d’un minimum d’intelligence et qui ont commencé à diminuer son alimentation. En espérant que, d’ici lundi (date à laquelle le décret-loi devra ou non entrer en vigueur), le gouvernement et le Vatican auront également fait preuve d’un peu d’intelligence et de réflexion.

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